
Colloque RIFT 2026 - 25 ans
Développer les rapports entre recherche et formation : enjeux, acteurs et méthodes
7 au 9 septembre 2026 | Genève
Programme de la conférence
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Récapitulatif du jour |
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Communications_6: Gestes professionnels et métier Salle: M1160 Président(e) de session : Claire Burdin | |
| Présentation 3 | |
17:30 - 18:00
La lecture à voix haute en CM1-CM2-6è-5è : gestes vocaux enseignés, planifiés. Doctorante 3è année EFTS - UNIVERSITE TOULOUSE JEAN JAURES, France En France, l’actualité sociétale renvoie à la lecture à voix haute : « Longtemps mise de côté, la lecture à voix haute connaît depuis quelques années un grand succès. Un moment de partage qui permet la socialisation et développe la confiance en soi[1]. » ; « Les 7èmes Nuits de la lecture réaffirment l'importance de la lecture à voix haute »[2]. Cette pratique sociale interpelle d’autant plus qu’elle fait l’objet d’un enseignement journalier conformément aux programmes institutionnels prescrits par le ministère de l’Education Nationale en 2025 (« En 6e, comme à l’école élémentaire, l’entraînement à la lecture à voix haute et à la lecture silencieuse est quotidien et s’appuie sur les pratiques des différentes disciplines. »). Par ces éléments de cadrage, la lecture à voix haute, faisant l’objet d’une transposition didactique (Chevallard, 1986), est décrite comme devant être omniprésente dans les classes. Les pratiques d’enseignement de cette modalité de lecture sont au cœur de notre réflexion. Des travaux récents en sciences de l’éducation et de la formation indiquent que l’« on pourrait faire le lien entre l’enseignement explicite de la prosodie [de lecture] et l’enseignement de la musique » (Godde, 2020). Notre recherche s'interroge plus particulièrement sur la problématique suivante : en quoi, la participation des enseignant.e.s à la conception et à la mise en œuvre d’un artéfact d’enseignement explicite des gestes vocaux (en situation de lecture à voix haute) a-t-elle des effets sur leurs gestes professionnels ? Le dispositif méthodologique de recueil des données empiriques en trois phases s’apparenterait à la « La démarche de conception […] [qui] est itérative et participative. Nous l’appelons, à la suite des travaux d’ergonomie de langue française (Béguin et Cerf, 2004), ̎conception continuée dans l’usage ̎» (Goigoux, Cèbe, 2018). La chercheure-conseillère pédagogique met en dialogue deux terrains, alterne des temps de formation collective, des temps de réflexions professionnelles entre enseignant.e.s disciplinaires et pluridisciplinaires aux cycles 3 et 4. L’objectif de la première étude est d’observer, de décrire et d’analyser les pratiques d’enseignement-apprentissage des gestes vocaux en situation de lecture à voix haute dans les classes de CM1-CM2-6ème-5ème. Pour ce faire, des enregistrements audio et vidéo, des entretiens d’explicitation et des questionnaires autoadministrés sont en cours de comparaison. Les seconde et troisième études (études longitudinales de 2024-2026) interrogent, d’une part, les effets sur les pratiques enseignantes de la participation à l’élaboration d’un artéfact (Goigoux, 2007). D'autre part, les enjeux sont de comprendre les modifications éventuelles des pratiques enseignantes à l’issue de la mise en œuvre de deux outils didactiques. En conclusion, le partenariat pluricatégoriel (praticiens, formatrice-doctorante) contribue à mettre en perspective les questionnements relatifs à la temporalité des formations, à la durée de la coopération et aux expérimentations didactiques. [1]« La lecture à voix haute rend le livre accessible »- Ouest France, 19/09/2021 [2]« Les 7èmes Nuits de la lecture réaffirment l'importance de la lecture à voix haute » - France Culture, 16/01/2023 | |