
Colloque RIFT 2026 - 25 ans
Développer les rapports entre recherche et formation : enjeux, acteurs et méthodes
7 au 9 septembre 2026 | Genève
Programme de la conférence
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Récapitulatif du jour |
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Communications_1: Récits et parcours I Salle: M1160 Président(e) de session : Gaëtan Bourmaud | |
| Présentation 2 | |
14:30 - 15:00
Sujet, situation, système de ressources et substituabilité : esquisse d’une perspective transitionnelle 1: Université Paris 8, France; 2: Universté de Nantes Les transitions sociétales, qu’elles soient énergétiques, (agro)écologiques ou alimentaires constituent des objets complexes, qui traversent les niveaux micro-méso-macro des organisations humaines, mêlant dimensions sociales, économiques et environnementales, impliquant des approches interdisciplinaires. Du point de vue de l’ergonomie, avec une visée transformative, l’activité de travail et de consommation de chacun et chacune, et de collectifs et communautés, tels les foyers, organisations de travail, autres formes coopératives, habitants et habitantes d’un territoire, ou encore citoyen.nes, est considérée centralement. Plusieurs propositions originales ont été élaborées : les travaux du System-of-Systems Approach (Thatcher & Yeow, 2016), ceux démontrant l’importance du territoire sur/pour le travail (Boudra et al., 2019) ou d’un travail de territorialisation (Le Bail, et al., 2021), ou ceux de la perspective transitionnelle de Bationo-Tillon & al. (2010), reconsidérée à l’échelle des organisations (Bationo-Tillon, et al., 2020). En accord avec ces propositions, il paraît indispensable d’engager des démarches de conception de nouveaux dispositifs ou situations, de manière participative et collaborative, plaçant au cœur les acteurs, leur activité et leurs enjeux, leur santé et leur parcours. Notre projet propose une approche de substitution de ressources/capacités (Rabardel & Bourmaud, 2003, 2005 ; Bourmaud, 2006, 2007, sous presse). L’acception de la notion de substitution se distingue cependant du cadre connu en agronomie de Hill & MacRae (1995), dit « E-S-R ». Ce cadre installe une grille d’analyse en quatre niveaux potentiellement successifs pour soutenir les transitions d’une agriculture non durable vers des formes plus durables : 1- Conventionnel (non durable), 2- Efficience (i.e. réduction de la consommation de ressources et optimisation du fonctionnement du système), 3- Substitution (i.e. remplacements de certains composants du système pour une réduction de l’impact environnemental, mais dans le cadre d’un fonctionnement similaire) et 4- Reconception (i.e. transformations profondes visant à repenser l’ensemble du fonctionnement du système). Non experts de ce cadre, nous comprenons toutefois qu’il s’agit d’engager une analyse depuis les pratiques agricoles visant à catégoriser le système et son fonctionnement, et qui pose la substitution comme l’un des états, intermédiaire vers plus de durabilité. Dans l’approche que nous proposons, la substitution ne revêt pas un statut d’état mais constitue un outillage conceptuel et méthodologique visant à comprendre et accompagner, individuellement comme collectivement, les processus de transitions en eux-mêmes. Notre approche (Bourmaud, 2017 ; Bourmaud & Bationo-Tillon, 2021 ; Bourmaud & Munoz, 2023) étudie les différentes ressources constituées par les sujets, et leurs relations formant un ensemble cohérent et organisé, pour répondre à la diversité et à la variabilité des situations rencontrée, lui-même en évolution. Pour ce faire, une méthode a été développée : la Méthode des Défaillances et Substitutions de Ressources, la MDSR (op. cit.), dont nous exposons les fondements et les usages potentiels. Par notre propos, nous invitons à changer de regard sur l’aspect systémique en régime de transition, depuis la prise en compte des dimensions systémiques sociotechniques ou agroécologiques, vers la prise en compte en plus du système de ressources/capacités de l’acteur, dans le cadre d’une situation potentielle de développement (Mayen, 1999, Mayen et Gagneur, 2017). | |