
Colloque RIFT 2026 - 25 ans
Développer les rapports entre recherche et formation : enjeux, acteurs et méthodes
7 au 9 septembre 2026 | Genève
Programme de la conférence
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Récapitulatif du jour |
| Session | |
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Communications_19: Interprofessionalité & Inter-institutionnalité Salle: MR170 Président(e) de session : Dominique Trébert | |
| Présentation 1 | |
16:15 - 16:45
La vidéo et l'analyse collective des interactions au service de la formation continue des praticiens formateurs et praticiennes formatrices 1: HES-SO, HETSL, Suisse; 2: HES-SO, HESAV, Suisse Notre communication s’appuie sur une recherche centrée sur l’analyse de l’activité des praticiens formateurs et praticiennes formatrices[1] (PF) dans les domaines du travail social et de la santé (HES-SO). L’enjeu principal de l’étude a consisté à mieux comprendre comment se déploie les interactions tutorales dans les pratiques réelles de l’accompagnement en formation. Parmi les principaux résultats, nous constatons que les professionnelles qui endossent une fonction de PF sont confrontées à trois problématiques interdépendantes qui sont difficilement repérables au premier regard et requiert une analyse spécifique pour en rendre compte. Premièrement, leur activité est hybride (Bimonte, 2024 ; Trébert et al, 2024). A titre d’exemple, lorsque l’infirmière s’adresse au patient en réalisant un soin en présence de l’étudiante, elle exerce certes son activité clinique. Mais ce faisant, elle donne aussi à voir ses façons de s’engager dans la relation. Ce type d’observation, en apparence anodine, montre une forte imbrication entre l’activité de travail et l’activité d’accompagnement en formation. Deuxièmement, leur activité est collective. Dans ces métiers de la relation à autrui qui comportent toujours une part d’imprévu, au cours des interactions, les PF déploient en permanence des compétences interactionnelles, qui favorisent l’ajustement à l’autre (Zogmal, 2025). Enfin, leur activité est éminemment langagière dans ses dimensions verbales (parole, prosodie, rythme) et multimodales (mimiques, regards, gestes, déplacements, etc.) (Filliettaz et al. 2021 ; Mondada, 2017). Pour rendre compte de cette complexité, nous adoptons une démarche méthodologique d’inspiration vidéoethnographique et ethnométhodologique qui permet d’identifier les processus détaillés de coordination qui s’instaurent entre les participantes à l’interaction. Cette démarche analytique contribue à mettre à jour ce qui est accessible à l’œil nu sans être immédiatement repéré, à savoir « seen but unoticed » (Garfinkel, 1967). Notre communication centrée sur les questions suivantes s’inscrit dans les rapports étroits entre recherche et formation. D’une part, en quoi une démarche d’analyse des interactions peut-elle constituer une ressource pour rendre visible la part « impalpable » de l’activité des PF ? D’autre part, en quoi un dispositif de formation continue basé sur les principes de la « data-session » peut-il constituer une méthodologie vertueuse pour les PF ? Notre communication se déroulera en deux temps. Premièrement, en montrant quelques extraits de notre corpus réalisé dans un service d’oncologie en milieu hospitalier qui rend compte de ces problématiques observées. Dans un deuxième temps, nous présentons un dispositif de formation continue inspiré de la « data-session » (Berger et al., à paraître ; Stevanovic, M., & Weiste, E. (2017) qui met l’accent sur l’usage de la vidéo et de l’analyse collective des interactions dans l’espace de formation. Cette communication sera une occasion de partager les potentielles recommandations pour la formation. [1] Par la suite, le féminin est utilisé comme forme générique et inclut toute personne indépendamment de son identité de genre. | |