
Colloque RIFT 2026 - 25 ans
Développer les rapports entre recherche et formation : enjeux, acteurs et méthodes
7 au 9 septembre 2026 | Genève
Programme de la conférence
Vue d’ensemble et détails des sessions pour cette conférence. Veuillez sélectionner une date ou un lieu afin d’afficher uniquement les sessions correspondant à cette date ou à ce lieu. Cliquez sur une des sessions pour obtenir des détails sur celle-ci (avec résumés et téléchargement si disponibles).
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Récapitulatif du jour |
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Communications_12: Interventions formatives en milieu éducatif Salle: MR170 Président(e) de session : Luc Ria | |
| Présentation 2 | |
16:30 - 17:00
Et si l’on sortait le Formateur de terrain de son milieu naturel ? Apports et limites du partenariat entre terrain et université dans les séminaires d’intégration de la formation en enseignement primaire à Genève UNIGE, Suisse Et si l’on sortait le Formateur de terrain de son milieu naturel ? Apports et limites du partenariat entre terrain et université dans les séminaires d’intégration de la formation en enseignement primaire à Genève Anne Billharz* & Yann Volpé** *Enseignante primaire et formatrice de terrain, Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse **Chargé d’enseignement, Université de Genève Axe 2 - Coopérations et partenariats autour de la formation Depuis la rentrée 2022, les responsables du module « intégration et stages en responsabilité » de la formation en enseignement primaire à l’université de Genève ont décidé de ramener l’alternance entre terrain et institut de formation, entre théorie et pratique, directement au sein des séminaires d’accompagnement des stages, les séminaires d’analyse et de la régulation de la pratique (SARP). Partant du constat que, dans le modèle précédent (notamment Perréard Vité & Leutenegger, 2007), les stagiaires portaient l’entière responsabilité de « jongler » entre ces deux mondes différents, ils ont alors proposé que ces séminaires soient conduits conjointement entre un-e formateur-ice universitaire et un-e formateur-ice de terrain. Proposant une alternative au modèle cognitiviste du praticien réflexif de Schön, cette démarche suit la pensée continuiste de John Dewey (1993) qui place l’expérience au centre des préoccupations. Comme le soulèvent Mezzena et Kramer (2019), elle implique dès lors de ne pas chercher à articuler théorie et pratique, mais plutôt de reconnaître une non-alternance entre eux, car l’expérience se situe au fondement de toute connaissance ; les idées et les actions ne peuvent être distinguées. Cette communication s’inscrit dans ce cadre en proposant d’éclairer l’activité d’une formatrice de terrain au sein d’un SARP, ainsi que d’interroger son rôle ainsi que l’influence de son accompagnement sur les stagiaires en fin de formation. Plus largement, elle s’appuie sur les questionnements et les analyses développés dans le travail final du CAS en Observation, analyse et accompagnement des pratiques des enseignant-es en formation (CAS O2A) dispensé à l’UNIGE. Il s’agit de s’intéresser à ce rôle encore en construction : celui d’une formatrice de terrain qui n’est plus seulement « celle qui ouvre sa classe », mais qui devient une actrice à part entière de la formation à l’université. Dans une logique de chercheuse depuis l’intérieur (Mercer, 2007), ce travail vise à construire un panorama des dispositifs existant à L’UNIGE, à analyser son propre parcours professionnel et à mener une enquête auprès des étudiants des SARP, afin d’explorer les apports, les limites, les zones d’ombre et les forces liées à l’arrivée de la formatrice de terrain au sein du séminaire académique. Il s’appuie pour cela sur un ensemble de traces recueillies à trois niveaux complémentaires :
Ce travail tend finalement à ouvrir des pistes pour pérenniser, améliorer ou consolider le partenariat entre terrain et université et à le discuter à l’aube du remaniement de la formation initiale des enseignants. | |