5e Congrès du paysage suisse 2026
3 - 4 septembre 2026
Davos, Suisse
Programme de la conférence
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Récapitulatif du jour |
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Discours d'ouverture 1 (plénière) : Paysage et identité régionale entre montagne et vallée, ville et campagne
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Relations ville-montagne ? Réflexion sur les aspirations dans la dimension verticale 1: Universität Innsbruck, Österreich; 2: Université d'Innsbruck Depuis le siècle des Lumières, la vie en montagne suscite une fascination profonde et largement partagée. Les Alpes sont devenues un lieu de bonheur, une idée qui reste d'actualité dans le domaine du tourisme à ce jour. Les désirs de la bourgeoisie urbaine ont façonné les représentations de ces « paysages naturels » et de leurs populations. Les réflexions littéraires, mais aussi scientifiques, sur la montagne se sont même ancrées dans des positions politico-idéologiques, en particulier en Suisse. Le regard vertical, « vers le haut », promettait et promet aujourd'hui encore des modes de vie alternatifs, mais il banalise également des réalités quotidiennes complexes en les réduisant à des récits simplistes. À partir de deux exemples empiriques, l'approche multidisciplinaire du « peuple montagnard des Walser » et les espaces relationnels de l'urbanité alpine autrefois ignorés, cet exposé en sciences culturelles aborde de manière ouverte à l'interprétation les relations entre la ville et la montagne. Sur quoi se fondent les profondes aspirations à un « monde montagnard intact » ? Quels effets, parfois contradictoires, produisent ces identifications et ces projections territoriales ? Quelles sont les implications pour les personnes qui vivent « à la montagne » ? Et dans quelle mesure est-il pertinent de (re)questionner la montagne et la vallée ? Pontresina, un village entre identité et développement touristique 1: Gemeinde Pontresina; 2: Commune de Pontresina Au cours des 150 dernières années, Pontresina, à l'instar de nombreuses communes des Alpes suisses, est passé d'un petit village agricole à une station touristique mondaine. Ce développement a profondément impacté l’urbanisme, le paysage urbain, les infrastructures et la structure démographique. Il a ouvert de nouvelles perspectives économiques aux habitants de Pontresina, mais a également engendré des défis et des risques. Comment une communauté préserve-t-elle son identité lorsque sa croissance repose principalement sur l'immigration, tout particulièrement sur la migration interne ? Comment permettre à la population locale de vivre à Pontresina sans entraver le développement du tourisme ? Et est-il vraiment indispensable qu'il y ait des autochtones dans une commune touristique ? Le paysage a-t-il besoin d’être aménagé ? 1: Müller Illien Landschaftsarchitekten; 2: Müller Illien, architectes paysagistes Autrefois, tout était mieux : le paysage était plus beau, et il était plus simple de s'y prendre. Les limites et les rôles étaient clairs : la ville était un espace artificiel dédié à l’art des espaces verts ; le paysage, son opposé naturel, était le lieu de l’agriculture et de la nature sauvage. Les ingénieur·e·s construisaient des ponts, les architectes des maisons et les architectes paysagistes des parcs. Au début du XXe siècle, des maçons italiens ont construit des murs en pierres sèches sur les versants situés sous le « Horn », dans la commune de Vals. Une structure à la fois fonctionnelle pour protéger des avalanches et d'une remarquable beauté artistique, une architecture paysagère sans maître d'œuvre, façonnée par des artisans. Le paysage n’a-t-il donc pas besoin d’architecture paysagère ? Les résultats démontrent le contraire : les rivières coulent, privées de leurs méandres, dans des aménagements de rives hostiles à la vie. Des ouvrages d'art découpent les paysages de montagne avec des talus parfaitement rectilignes qui, par leur étrangeté monumentale, dominent le panorama. Des « blessures » dans le paysage. La vérité se situe entre ces deux positions. Bondo, après l’éboulement, en est un bon exemple : d’imposants ouvrages d’art protègent aujourd'hui la population de la montagne, tout en respectant les contraintes techniques et le paysage du Val Bregaglia. Depuis le début du projet de réaménagement, l'architecture paysagère a joué le rôle de médiatrice entre le paysage et les intérêts sociaux, techniques et écologiques. Cela fait longtemps que l’architecture paysagère ne se réduit plus à la ville : le vaste paysage doit répondre à de nombreuses attentes. Cela nécessite une compréhension globale de la nature du paysage, de ses éléments, de ses principes et de ses structures, ainsi que de ses matériaux, du sol à la végétation. Le paysage constitue l'un des principaux champs d'activité de l'architecture paysagère de notre époque ! | ||